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La petite vrillette

Anobium punctatum de Geer


Morphologie


De couleur brune allant parfois jusqu'au brun chocolaté le corps de l'adulte d'Anobium punctatum hémicylindrique, a une forme allongée

variant de 2,5 à 5 mm. Généralement, la femelle est plus grosse et de couleur plus claire que le mâle.
Ces insectes se distinguent des autres Anobiidae par la forme caractéristique de leur capuchon et de leurs antennes.
Les oeufs sont de couleur blanc laiteux, en forme de gland, et difficilement visibles à l'oeil nu car leur taille est voisine de 0,5 mm.
La larve est de couleur blanc crémeux, couverte d'une fine pilosité blonde et de taille voisine de 5 à 7 mm. Elle possède une paire de mandibules et trois paires de pattes. Extraite de sa galerie, elle présente une position arquée naturelle.

Biologie


En France métropolitaine, la vrillette adulte se rencontre à partir du mois de mai et jusqu'en septembre, mais les émergences sont toutefois les plus nombreuses durant les mois de juin et juillet.
Si elle se déplace en marchant quand la température est trop basse, à partir de 17 °C, elle peut voler et ainsi infester des bois parfois éloignés de son lieu de naissance.
L'insecte parfait qui n'a qu'une fonction de reproduction, ne se nourrit pas et a une durée de vie proche de trois à quatre semaines.
Après l'accouplement, la femelle va déposer ses oeufs sur une
surface rugueuse telle que les aspérités des bois non rabotés, parties non cirées des meubles, tranches de panneaux de
contreplaqué, fentes, joints d'assemblages, anciennes galeries.
Le nombre moyen d'oeufs déposés, soit isolément, soit par groupes de deux ou trois, oscille entre 20 et 30.
La petite larve éclôt au bout de cinq semaines environ et son développement dans le bois dure entre deux et quatre ans en moyenne.
Il varie en fonction:
- d'une éventuelle attaque de champignon qui, le plus souvent, favorise le développement de la larve;
- de l'humidité : l'humidité du bois la plus favorable est voisine de 30 % et l'humidité relative ambiante minimale est comprise entre 55 et 65 %, ce qui correspond à 20 °C à une humidité du bois proche de 10 %
- de la température la plus favorable est voisine de 22 °C et le développement a lieu entre 12 et 29 °C pour les jeunes larves, et 17 et 27 °C pour les larves plus âgées.

Bois attaqués


La larve peut se développer aussi bien dans les essences feuillues que résineuses métropolitaines. D'une manière générale, seules les parties aubieuses sont attaquées dans les essences telles que le chêne (Quercus sp.), le noyer (Juglans sp.), le pin (Pinus sp.) mais ces attaques peuvent s'étendre au bois parfait quand celui-ci n'est pas duraminisé comme dans l'épicéa (Picea sp.). Cependant, en cas de développements fongiques, le duramen des essences résistantes peut être attaqué. Seules les essences tropicales semblent, dans l'état actuel de nos connaissances, résister à un développement larvaire complet.

Aspect des dégâts

Après le développement de la première génération, une attaque se décèle par la présence de petits orifices d'envol des adultes dont le diamètre est proche  de 1 à 3 mm, ainsi que par l'apparition fréquente de petits amas ou coulures de vermoulure à la surface du bois.
Ces orifices sont facilement confondus avec ceux de Lyctus, mais les dégâts de ces deux espèces peuvent se différencier par leur vermoulure. Si la déjection de Lyctus est fine, et au toucher comparable à de la fleur de farine, celle de la petite vrillette est plus grossière et coule sous les doigts.
Les galeries larvaires d'Anobium punctatum sont de même diamêtre que les orifices, orientées dans le sens du fil du bois et communiquent fréquemment entre elles.

Importance économique


Les petites vrillettes sont généralement très connues pour les dégâts occasionnés dans les meubles dits anciens, leur présence étant le plus souvent, à tort et pour beaucoup, signe de leur authenticité. Les trous d'envol et galeries peuvent être dus à des espèces de vrillettes autres qu'Anobium punctatum. Cet insecte se rencontre aussi fréquemment, sinon plus, dans les bois de charpente et de plancher, en quantités plus importantes dans les régions de l'Ouest et du Sud-Ouest, particulièrement en bordure du littoral où les conditions climatiques d'humidité et de température lui sont plus favorables.
Il est évident que, en raison de la section des pièces de ce type de structure, le risque mécanique encouru peut paraître moins important que pour d'autres xylophages. Toutefois, des comptages ont établi que le nombre des insectes de la première génération se trouve multiplié par dix en dix ans. De plus, leur présence dans le grenier d'une habitation signifie, à plus ou moins long terme, la contamination des meubles en bois massif non protégés situés dans les étages inférieurs. Ce délai peut être court dans les habitations rurales qui jouissent, dans leur ensemble, d'un confort moindre que les habitations urbaines. Beaucoup d'entre elles ne sont occupées, donc chauffées et aérées, que durant le week-end ou les vacances (c'est le cas des résidences secondaires).
Il est également à noter que ces insectes occasionnent de gros dégâts aux oeuvres d'art lorsque celles-ci sont entreposées dans des locaux humides et difficiles à chauffer comme les châteaux, les églises.
 
 
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