Traitement des bois et des maçonneries

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Description de la Mérule

 

Comme chez tous les champignons supérieurs, la partie végétative de la (ou du) Mérule est un mycélium, ensemble de filaments très fins (moins de 10 microns de diamètre) ou hyphes, qui parcoure toute la masse du bois attaqué en suivant les cavités des cellules et en perforant leurs parois pour passer d’une cellule à l’autre.

A la surface des bois infestés, les hyphes s’agglomèrent ou s’enchevêtrent souvent pour former, soit une toile grisâtre, rappelant par son aspect une toile d’araignée, soit des cordonnets (rhizomorphes) brunâtres ou gris plombé, souvent ramifiés en palmettes. Lorsque l’attaque de la mérule est assez avancée, le champignon forme ses fructifications qui apparaissent
comme de larges lames, de consistance feutrée, appliquées sut le bois.
La bordure de la mérule en est blanche. Le centre, plissé en alvéoles plus ou moins régulières, est coloré en brun-rouille par les milliards de spores émises par la surface de Ces alvéoles. Ces spores, formant une poudre aisément transportée par les courants d’air, assurent la dissémination de l’espèce.

Aspect des dégâts causés par la mérule


Les hyphes sécrètent une enzyme qui hydrolyse la cellulose du bois. La lignine n’est pas décomposée. Si les conditions de température et d’humidité sont favorables à la mérule, le bois est rapidement réduit en une substance jaunâtre ou brunâtre, cassante, sèche, qui se clive suivant trois plans rectangulaires comme du bois carbonisé (pourriture cubique) et n’offre plus aucune résistance mécanique.

 

Bois attaqués par la mérule


La Mérule attaque surtout les bois résineux, mais fréquemment aussi les bois feuillus le chêne, notamment, peut être atteint s’il se trouve au contact de bois résineux infestés. C’est le taux d’humidité du bois qui détermine la possibilité de sa végétation. Le minimum d’humidité nécessaire est 22 %. Si le bois présente un taux d’humidité supérieur, l’attaque de la mérule peut se produire. L’optimum est 35 % environ. Le champignon peut alors se développer très activement surtout si la température est comprise entre 20 et 26 0C. Sa croissance est favorisée par une atmosphère confinée, par l’obscurité, ainsi que par les émanations ammoniacales (émanations des lieux d’aisance, par exemple). Quand toutes ces conditions favorables sont réunies, ce champignon peut détruire en quelques mois les pièces de bois qu’il a envahies.
En digérant la cellulose, le champignon libère de l’eau qui augmente l’humidité du bois et accélère l’attaque. Une attaque de mérule légère au début peut ainsi devenir foudroyante dans un espace clos d’où la vapeur d’eau ne peut être éliminée. Une ventilation suffisante, assurant le renouvellement de l’atmosphère, est donc une mesure préventive indispensable.
Les conditions qui règnent dans un immeuble restant fermé et inhabité pendant de longues périodes sont très favorables au développement de la Mérule.

À partir d’une pièce de bois attaquée, la mérule peut gagner des pièces voisines en développant ses voiles mycéliens, à l’aspect de toiles d’araignées qui s’étendent sur le bois ou les maçonneries, ou ses rhizomorphes. Ceux-ci sont encore plus redoutables, car ils permettent à la mérule de transporter l’eau d’un point où l’humidité est suffisante jusqu’à des pièces de bois sèches, et d’attaquer celles-ci. De plus, ils peuvent dissocier les joints de maçonnerie et permettre au champignon d’envahir, en traversant les murs, un autre local du même immeuble ou d’un immeuble mitoyen.
En revanche, si le champignon est susceptible de se propager sur les maçonneries ou de les traverser, c’est seulement de la digestion de la cellulose du bois, et éventuellement du papier, du carton, des étoffes, qu’il tire ses aliments.
En raison de ces particularités biologiques, l’attaque des bois d’un immeuble par la mérule est extrêmement grave et exige des mesures radicales.

 
 
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