Traitement des bois et des maçonneries

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Le Capricorne Suggérer par mail
 Hylotrupes bajulus L.

Le Capricorne des maisons est un insecte dont la larve vit notamment dans les bois résineux

oeuvrés tels que charpentes, parquets, menuiseries,etc.

Morphologie

L’insecte parfait est de couleur noire ou brune. Il possède des antennes de onze articles dépassant à peine le milieu des élytres chez le mâle et le tiers chez la femelle. Il est long de 10 à 20 mm. La femelle, que l’on reconnaît à son ovipositeur saillant, est souvent plus grande que le mâle.

Les deux caractères principaux qui permettent de le distinguer des autres Cérambycides sont:
• Un prothorax qui présente dorsalement deux tubercules, luisants et glabres situés de part et l’autre d’une ligne médiane.
• Des élytres ou ailes antérieures durcies ornées de deux bandes pubescentes transversales plus ou moins continues dont on perçoit généralement quatre taches.
La larve est de couleur blanc ivoire et peut atteindre 25 mm de longueur et un poids moyen de 400 mg.
       
Elle possède parmi ses appendices céphaliques :

• Trois paires d’ocelles pigmentées, placées sur une ligne latérale de chaque côté de la tête.
Elles constituent un caractère qui permet de distinguer la larve de celles de la grande majorité des autres Cérambycides européens.

•  Deux fortes mandibules utilisées pour creuser les galeries. Pour forer, la larve les écarte et d’un mouvement transversal de la tête les frotte contre le bois, racle et coupe ainsi dans la masse quelques copeaux. On trouve ici l’origine du bruit sec et régulier que l’on perçoit périodiquement.

Ces mandibules très résistantes sont susceptibles d’endommager différents matériaux, même durs, placés au contact du bois. Elles permettent aux larves de traverser avant nymphose tout obstacle, y compris des feuilles de métal (plomb, zinc) de 1,5 mm d’épaisseur, afin de permettre à l’insecte parfait de regagner l’extérieur.

Biologie


La sortie de l’insecte parfait du bois est observée de la mi-juin à la fin août. Le mâle a une durée de vie de 20 à 30 jours, alors que celle de la femelle est de 15 à 20 jours.
L’insecte a une puissance de vol médiocre et ne peut parcourir que de faibles distances généralement de l,ordre du kilomètre. Ce fait est à l’origine de la contamination en taches d’huile souvent constatée dans les zones urbaines. De plus, l’insecte n’est susceptible de voler que par temps chaud et ensoleillé lorsque la température extérieure est supérieure à 26 0C. Pour des températures inférieures, il ne se déplace qu’en marchant, ce qui explique
les repontes observées à différents endroits dans une même charpente.
Durant sa courte vie, l’insecte parfait qui n’a qu’une fonction de reproduction, ne se nourrit pas et ne fait donc aucun dégât. Après l’accouplement qui dure environ 3 minutes, la femelle va déposer sa ponte à l’aide de son ovipositeur dans les fentes diverses des pièces de bois joints d’assemblage, fentes dues au séchage... Le nombre d’oeufs est très variable et de l’ordre de quelques dizaines.
Toutefois, les risques de mortalité à l’éclosion sont souvent importants aspérités de la surface du bois qui blessent la jeune larve, valeur nutritive insuffisante, taux d’humidité de  l'air ambiant trop faible, puis, plus tard, morsures dûes à la rencontre de deux larves, parasites ...

 

La durée de développement de la larve varie en fonction :

- De la température : l'activité larvaire, maximale à 28 °C, est nulle à des températures inférieures à 10 °C et supérieures à 38 °C. Ces températures s'entendent au niveau de la larve.

- Des conditions d'humidité : la durée est raccourcie par les fortes humidités ambiantes. 

- De la valeur nutritive du bois attaqué : si les durées limites minimale et maximale sont de deux, et parfois de plus de dix ans, la durée moyenne est comprise généralement entre trois et cinq ans.

  

Bois attaqués


Les Capricornes des maisons attaquent l’aubier des essences résineuses. Les dégâts ccasionnés peuvent s’étendre à leur bois parfait lorsque celui-ci n’est pas duraminisé. La duraminisation est le ralentissement ou l’arrêt de la diffusion intercellulaire, qui entraîne un changement de couleur et rend le bois imperméable.
Il semble que les plus fortes attaques sont généralement constatées durant les 20 à 40 premières années qui suivent l’abattage. Les bois anciens apparaissent comme moins attractifs et les larves qui peuvent toutefois s’y trouver y végètent.
   

Aspect des dégâts


L'infestation n’est très généralement décelable qu’après l’apparition de la première génération. Il est alors possible de repérer la présence de l’insecte grâce aux trous de sortie ovales dont le grand diamètre est de l’ordre de 6 à JO mm.
La larve creuse habituellement sa galerie dans la couche externe des pièces de bois, car celle-ci est en général plus riche en éléments nutritifs que les zones profondes. Il reste alors à la périphérie une mince pellicule de bois qui, sous l’effet du tassement de la vermoulure, se bombe légèrement. Ce renflement, souvent perceptible à proximité des flaches quand elles sont encore présentes, constitue un moyen de détection d’une éventuelle attaque.
Toutefois, cet indice n’est pas constant. Une simple pression avec le doigt ou la pointe d’un couteau fait alors apparaître la vermoulure et les galeries. Celles-ci sont de forme ovale, souvent parallèles au fil du bois et leurs parois marquées de stries régulières, traces de coups de mandibules.
La vermoulure ou déjection, quand elle est récente, est de couleur jaune clair; elle est composée de petits tonnelets de 0,8 mm de long et de 0,5 mm de large environ, forme caractéristique des Cérambycides de bois secs. Avec le temps, il arrive souvent que ceux-ci s’effritent et perdent leur forme primitive, ce qui donne à la vermoulure un aspect
légèrement grossier.

Importance économique


Ce Cérambycide, pratiquement répandu dans toute l’Europe, a pris une importance économique en France, tout particulièrement après la deuxième guerre mondiale.

Ceci est dû a plusieurs facteurs conjugués :

• L’emploi pratiquement généralisé de résineux dans la construction des charpentes.
• L’utilisation, également pour des raisons économiques, des zones aubieuses qui étaient précédemment purgées, tout au moins en partie.
• La concentration urbaine entraînant la création de zones pavillonnaires importantes autour des villes qui ont permis la multiplication des sites d’infestation.
• La généralisation du chauffage central qui, en créant des conditions de température plus favorables, a raccourci la durée du cycle vital.

En outre, la fréquente mise en place d’isolants thermiques dans les habitations au niveau des combles entraînent souvent le camouflage soit des solivages, soit des bois de sous-toiture et empêche toute surveillance.
 

 
 
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